Un vieil armagnac de 1935, rare par nature
On ne produit plus d'armagnac 1935 : tout ce qui existe a été distillé il y a plus de neuf décennies, et il n'en reste que ce que quelques maisons ont eu la patience de garder. Chaque bouteille est donc prélevée sur une réserve qui ne se renouvelle pas. C'est ce qui fait la valeur d'un millésime ancien, bien plus que son âge seul.
Un millésime désigne une seule vendange, celle de l'année écrite sur l'étiquette. À l'inverse, un VSOP, un XO ou une grande fine marient plusieurs récoltes. Avec un 1935, vous goûtez une seule année, telle que la maison l'a élevée.
1935, l'année où naissent les AOC
Le 30 juillet 1935, un décret-loi crée en France les AOC, les appellations d'origine contrôlée, ainsi que le comité national chargé de les définir, ancêtre de l'actuel INAO (source : Wikipédia, article « Institut national de l'origine et de la qualité »). L'armagnac obtient la sienne dès l'année suivante, en 1936, avec ses trois terroirs : Bas-Armagnac, Ténarèze et Haut-Armagnac (source : Wikipédia, article « Armagnac (eau-de-vie) »). Un armagnac 1935 est ainsi né juste avant que son appellation ne soit officiellement reconnue. Sur la qualité de la récolte elle-même, nous n'avons aucune source de producteur : nous nous en tenons aux bouteilles.
Nos armagnacs 1935
Deux flacons de 70 cl, deux maisons du Bas-Armagnac, deux degrés :
- Baron de Sigognac : un 1935 à 40 % vol., d'ugni blanc et de baco, conservé au Château de Bordeneuve, à Castelnau d'Auzan. La famille Guasch y élève chaque année séparément et garde des millésimes remontant jusqu'à 1893. La maison ne publie pas de notes de dégustation pour 1935, et nous n'en inventons pas ;
- Jean Cavé : un 1935 titré 41,5 % vol., mis en bouteille brut de fût, sans ajout d'eau ni assemblage, avec la mention Bas-Armagnac AOP. Il vient de la réserve de vieux millésimes de cette famille de Lannepax, installée depuis 1883, et il est présenté dans une boîte en bois.
On parle parfois de single cask pour une bouteille tirée d'un seul fût ; nos fiches ne le précisent pas pour ces deux 1935. Ce qui est sûr, c'est que le Jean Cavé garde le degré de son fût : il rejoint à ce titre nos armagnacs brut de fût.
Deux familles, un même terroir
La maison Jean Cavé est née en 1883, quand un viticulteur de Lannepax, dans le Gers, s'installe comme bouilleur et éleveur. Quatre générations plus tard, la famille conserve l'une des plus riches collections de vieux millésimes de l'appellation, avec des dames-jeannes anciennes gardées dans son paradis, la partie du chai réservée aux eaux-de-vie les plus âgées. Le Château de Bordeneuve, lui, se trouve sur les sables fauves des environs d'Eauze : les armagnacs Baron de Sigognac y sont produits en petites quantités, avec beaucoup de soin, dans un style rond et fruité.
Pour des années plus récentes, vous trouverez aussi chez nous les millésimes de Château de Laubade, Château de Millet, Dartigalongue, Delord, Clés des Ducs ou Domaine de Pellehaut.
Du vin blanc au vieil armagnac
Au départ, un vin blanc sec du Sud-Ouest, issu de l'ugni blanc, du baco, de la folle blanche ou du colombard. La qualité de ce vin compte : c'est lui qui donne son fruit au futur spiritueux. Pendant l'hiver, ce vin passe dans l'alambic armagnacais, en distillation continue et en une seule passe, quand le cognac est distillé deux fois. Le distillat qui en sort est clair ; c'est le fût de chêne qui lui donnera sa couleur, ses tanins et sa palette aromatique, au fil d'un très long élevage au chai, pendant que l'alcool s'évapore lentement. Une fois embouteillé, l'armagnac n'évolue plus : ce 1935 a vieilli dans le bois, pas dans le verre.
Notes de dégustation d'un armagnac de plus de 90 ans
La robe d'un armagnac de cet âge tire souvent vers l'acajou profond. Au nez, les très vieux armagnacs livrent volontiers le pruneau, les fruits confits, la vanille, le cacao, le cuir ou le bois ciré ; en bouche, les épices douces et parfois le rancio, signe d'un élevage exceptionnellement long. Chaque bouteille reste unique : à vous de découvrir ce que le temps a fait du fruit de départ.
Pour déguster, versez peu, dans un verre tulipe, à température ambiante. Laissez l'armagnac respirer dix bonnes minutes, puis avancez par petites gorgées. Le Jean Cavé, au degré du fût, se livre avec un peu plus de patience que le Sigognac.
Offrir un armagnac 1935
En 2026, les personnes nées en 1935 fêtent leurs 91 ans. Une bouteille de leur année de naissance fait partie de ces cadeaux dont on se souvient, à ouvrir en famille ou à transmettre. Pour l'amateur de grand millésime ancien, un 1935 se place volontiers à côté d'un armagnac 1936, l'année de l'appellation.
Conservez-la debout, au frais et dans l'obscurité, pour que l'alcool ne touche pas le bouchon. Fermée, elle se garde indéfiniment ; ouverte, plusieurs mois.
Questions fréquentes sur l'armagnac 1935
Quel est le prix de l'armagnac 1935 ?
Il dépend de la maison, du degré et de la quantité encore disponible. Chaque fiche indique la maison, la contenance et le prix.
Où acheter de l'armagnac 1935 ?
Chez Plaisirs de Gascogne, boutique en ligne consacrée aux armagnacs d'une seule année : bouteilles issues des maisons gasconnes, paiement sécurisé, expédition soignée en France et en Europe, et un service client pour vous aider à choisir.
Quelles sont les caractéristiques de l'armagnac 1935 ?
Deux Bas-Armagnac d'une seule récolte : Baron de Sigognac à 40 % vol., Jean Cavé brut de fût à 41,5 % vol.
Quelle est l'origine de l'armagnac 1935 ?
Il vient d'un vin vendangé en 1935 dans la région, distillé à l'alambic armagnacais, puis élevé en fût de chêne par une famille du Bas-Armagnac jusqu'à sa mise en bouteille.
Découvrez tous nos armagnacs millésimés, année par année.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.